Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont des perturbations importantes et durables liées à la prise des aliments. Ces pathologies peuvent avoir différentes origines, comme un terrain génétique favorable ou des facteurs déclenchants (traumatisme, régime alimentaire trop strict, puberté, …). Le rôle du psychologue, durant notre parcours de soins, est de détecter les éventuels TCA du patient pouvant avoir de graves conséquences sur le plan médical général ainsi qu'un impact psychique important.
Les TCA les plus courants sont l'anorexie (non liée à l'obésité), la boulimie et l'hyperphagie. Néanmoins, d'autres TCA dits « atypiques » peuvent aussi entraîner un surpoids et une obésité sévère à morbide.
La boulimie
La boulimie est entraînée par la peur de grossir. Durant une crise de boulimie, le patient engloutit des quantités très importantes de nourriture. Puis, il prend conscience de ce qu'il a ingurgité et la crise de boulimie se solde par des vomissements, souvent provoqués par la personne elle-même. Le secret est également un composant essentiel de la maladie. Une personne boulimique fait tout pour que son entourage ne s'aperçoive pas de sa pathologie.
L'hyperphagie
L’hyperphagie ressemble très fortement à la boulimie. Cependant, cette pathologie intègre une notion de plaisir. En boulimie, le patient ingurgite tout ce qui lui tombe sous la main. En hyperphagie, il consomme beaucoup d'aliments qu'il apprécie. L'idée est plus de manger une quantité démesurée d'ingrédients plaisants, par simple envie et même si la faim est absente. Par ailleurs, à la différence de la boulimie, l'hyperphagie n'engendre pas de comportement compensatoire. Le patient ne se fait pas vomir. Il ressent néanmoins une souffrance psychique et un sentiment de culpabilité, accompagnées d'un surpoids.
Le grignotage pathologique
Le grignotage pathologique consiste à manger en dehors des repas, par petites quantités mais tout au long de la journée. Accumulés au fil des heures, les aliments ingérés représentent un volume trop important et une quantité d'énergie bien supérieure à celle dépensée. Très souvent, le grignotage s'effectue devant la télévision et le patient n'a absolument aucune idée des quantités qu'il ingère. Lui faire prendre conscience du nombre d'aliments qu’il consomme constitue la base du traitement.
La compulsion alimentaire
La compulsion alimentaire est un trouble du comportement qui résulte d'un facteur émotionnel fort. Généralement, il est lié à un mal-être général, à des angoisses ou à un traumatisme. Les aliments sont ingérés comme des éléments compensatoires à une souffrance. Ils ne visent pas à réduire une sensation de faim ou à entraîner une satiété. Ils sont simplement un moyen de réconfort.
Le rôle du psychologue dans notre parcours de soins est de déterminer les causes de l'obésité et de détecter si le patient souffre éventuellement de troubles du comportement alimentaire. Les autres critères d’évaluation du comportement alimentaire
Dans la même démarche, le psychologue tâche d'évaluer de manière plus large le comportement alimentaire du patient à travers différents critères :
La restriction cognitive
La restriction alimentaire cognitive désigne l'attitude des patients tentant de réduire leur consommation alimentaire pour perdre du poids. L'objectif du psychologue est d'observer si le patient souffre de restriction cognitive à répétition. Autrement dit, il analyse s'il finit par manger plus et plus mal, alors qu'il cherche à la base à manger moins. Généralement, il s'agit d'une réaction contraire en réponse à un régime alimentaire trop strict.
L'alimentation en lien avec l'état émotionnel
Il a également été constaté que le lien entre les émotions et l'alimentation était plus important chez les personnes obèses que chez les personnes de corpulence normale. Le psychologue cherche donc à observer si les émotions ont un lien avec le surpoids du patient. Il cherche à comprendre comment vous réagissez face à des situations troublantes et à établir un lien de cause à effet entre la charge émotionnelle et votre consommation alimentaire.